Bobo-Dioulasso a désormais son point d’atterrissement virtuel (PAV)

Les infrastructures de communication électronique inaugurées le 4 septembre à Bobo-Dioulasso comprennent un point d’atterrissement virtuel(PAV), un point d’échange internet (IXP) et d’autres infrastructures et services connexes. C’est le directeur général des infrastructures électroniques au ministère du Développement de l’Economie Numérique et des Postes, Galiam Ouédraogo qui a présenté ces différents ouvrages logés au centre émetteur de Bobo-Dioulasso. Le PAV est à l’image d’un port sec internet. C’est, selon ses dires, un point d’approvisionnement au profit des acteurs du secteur des télécommunications.

Le PAV permet entre autres, de booster la connectivité internationale au Burkina par l’augmentation de la capacité de la bande passante internationale, de créer un environnement favorable pour le secteur des télécommunications, attractif avec une bonne qualité des services offerts et de désenclaver numériquement le Burkina. Ces ouvrages vont également favoriser la  réduction des couts d’accès à internet international et l’amélioration de la qualité des services internet international au Burkina. Le point d’échange internet, quant à lui est une installation qui permet l’interconnexion locale entre opérateurs et fournisseurs de services internet.

Ces équipements ont pour avantage de réduire les délais de connectivité aux serveurs de données sur internet et d’améliorer la connexion à l’internet et les recherches de données sur la toile. Ils vont réduire les charges des opérateurs et fournisseurs d’accès internet à travers une économie substantielle dans les couts d’accès à la bande passante internationale.

Plus de 3 milliards de FCFA investis

Ces différentes réalisations entrent dans le cadre du financement additionnel du Projet régional d’infrastructures de communication de l’Afrique de l’ouest^, composante du Burkina Faso. Elles ont coûté plus de 3 milliards de FCFA et financés par la Banque mondiale. Ce sont ces différentes infrastructures que le Premier ministre Christophe Dabiré a inaugurées en présence de membres du gouvernement, les autorités régionales et des acteurs du domaine des télécommunications. A l’occasion, la ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara, a présenté les différentes initiatives entreprises dans le domaine des télécommunications dans le but d’améliorer la fluidité des communications électroniques et la couverture intégrale du pays.

Pour elle, « ces installations feront du Burkina Faso, un pays de service dans le domaine du numérique ». Elle a traduit la gratitude du gouvernement burkinabé à la Banque mondiale dont le représentant a justifié sa contribution par vidéo conférence.  Hadja Fatimata Ouattara a invité les acteurs à profiter des avantages que leur offrent les équipements et à renforcer leur réseau pour fournir des services innovants et de qualité. Le président de la société coopérative simplifiée point d’atterrissement virtuel, Philippe Gobga, bénéficiaire, a souligné que les installations ont permis de passer de 5 giga à 22,5 gigas et d’augmenter le nombre de leur membre et la qualité de service.

Pour le Premier ministre Christophe Dabiré, il ne peut y avoir de développement économique et social sans le numérique. « L’opération de mise en service de point d’atterrissement virtuel est là pour montrer que le Burkina est entrain de progresser dans l’ère du numérique. On ne peut pas faire du développement économique et social sans le numérique qui va nous permettre de nous désenclaver dans nos rapports avec l’ensemble des pays du monde. Après Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, nous envisageons d’installer ces équipements dans d’autres régions du Burkina. C’est de cette manière que le développement durable va s’installer parce que le numérique va contribuer à désenclaver les services et à améliorer la compétitivité de nos entreprises », a laissé entendre Christophe Dabiré.

Adaman DRABO

Le Burkina Faso s’enrichit de nouveaux points d’échange Internet et d’atterrissement virtuel

Conformément aux ambitions de transformation numérique du pays, le gouvernement du Burkina Faso a investi la somme de 3,105 milliards FCFA dans la construction d’un point d’échange Internet (PIX) et d’un point d’atterrissement virtuel (PAV) dans la ville de Bobo-Dioulasso. Les deux infrastructures, logées dans les locaux du Centre émetteur à Sarfalao, ont été officiellement inaugurées le 4 septembre 2020 par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré (photo).

Le point d’échange Internet permettra l’interconnexion locale entre opérateurs télécoms et fournisseurs de services Internet. Cette interconnexion améliorera le temps de latence du réseau, c’est-à-dire les délais de connectivité aux serveurs de données sur Internet, et améliorera fortement la vitesse de trafic. Le point d’atterrissement virtuel est un port sec pour câble sous-marin de fibre optique. Il assurera la gestion de la capacité de la bande passante internationale au profit des acteurs locaux du secteur des télécommunications.

Ces composantes essentielles du projet national d’infrastructure de télécommunications à haut débit ont été réalisées dans le cadre du projet régional d’infrastructure de communication électronique d’Afrique de l’Ouest, composante du Burkina Faso financée par la Banque mondiale. Elles viendront consolider la qualité de la connectivité Internet, sensiblement améliorée depuis juillet 2018 avec l’entrée en service du point d’échange Internet et du point d’atterrissement virtuel de Ouagadougou.

Le Premier ministre a indiqué que « la mise en exploitation du PAV et du IXP de Bobo-Dioulasso viendra renforcer les capacités avec 15 nouveaux gigabits/seconde de la bande passante internationale dont 5 gigabits pour le PAV de Bobo-Dioulasso et 10 gigabits pour le PAV de Ouagadougou ». La ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Sanon, a souligné que la mise en service des 15 gigas supplémentaires fera passer la bande passante internationale globale disponible dans le pays à plus de 60 gigabits en 2020.

Le Burkina Faso bientôt doté d’un point d’atterrissement virtuel et d’un point d’échange Internet

Le 6 juillet 2019, à Bobo-Dioulasso, la ministre burkinabè du Développement, de l’Economie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, accompagné de Soumaïla Ouédraogo, le chargé de mission représentant le ministre de la Communication, a procédé au lancement des travaux de construction, du bâtiment qui abritera ces infrastructures de communication électronique. Le bâtiment sera logé dans l’enceinte de la cour de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT).

D’après Hadja Fatimata Ouattara/Sanon, la construction du bâtiment qui jouera le rôle d’aéroport informatique traduit « la volonté du gouvernement de travailler à offrir le haut débit à la population ».

L’objectif final est le « désenclavement numérique des régions des Hauts-Bassins, des Cascades et de la Boucle du Mouhoun », a-t-elle expliqué.

La ministre a souligné que « les communications électroniques reposent sur une infrastructure de qualité et l’option a été prise d’accélérer leur construction dans notre pays. Il s’agit à travers cette pose de première pierre de créer une sorte de port sec pour stocker la capacité Internet afin de permettre aux fournisseurs d’accès Internet (FAI) établis dans ces régions d’accéder à la capacité Internet à un coût raisonnable pour la redistribuer moins cher aux citoyens ».